Le mythe de « se faire un nom »

L’expression « se faire un nom » tend à prendre une très grande place dans l’univers des consommateurs. Ce « nom » fait référence au fait qu’une personne qui n’a jamais utilisé de crédit, qui n’a pas de prêt personnel, de prêt automobile ou d’hypothèque n’a pas prouvé aux créanciers qu’elle a de bonnes pratiques de remboursement. En fait, « se faire un nom » signifie ici se bâtir un historique de crédit.

L’ennui avec l’expression « se faire un nom », c’est qu’elle confond le fait d’être un emprunteur reconnu pour ses bonnes pratiques de paiement, et le fait d’exister en tant que citoyen et personne à part entière.

De plus, les critères utilisés par les créanciers pour évaluer qu’une personne a un « bon nom » (autrement dit un bon dossier de crédit) ne sont pas à l’avantage du consommateur mais plutôt à l’avantage des prêteurs. Voyons ce qu’il en est.


Un « bon nom »


Avoir un bon nom, c’est avoir de bonnes habitudes de paiement. C’est grâce au dossier de crédit que d’éventuels prêteurs décident d’accorder ou non du crédit et en définissent le coût. Meilleur est le dossier de crédit, meilleure est la chance que la demande de crédit soit acceptée et meilleur en sera le coût.

On a un « bon nom » quand :

  • on paie toujours à temps;
  • on n’émet jamais de chèque sans fonds;
  • on paie toujours au moins le minimum demandé à la date prévue (ce que l’institution aime, mais qui n’est pas à l’avantage du consommateur pour qui il est préférable de payer en totalité le solde mensuel sinon il paie des intérêts).
  • nos emprunts ont été ou sont remboursés sans problème.

Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’on a toujours tout payé à temps, qu’on a remboursé ou qu’on rembourse nos dettes comme prévu, qu’on nous accorde un prêt important. Encore faut-il que nos revenus permettent le remboursement du prêt demandé et que les autres dettes ne constituent pas un poids important pour le budget.  Ainsi quelqu’un qui possède plusieurs cartes de crédit même avec des soldes à zéro, est considéré plus à risque qu’un autre avec solde sur une seule carte, car le montant total de son endettement potentiel est plus élévé.


Un « mauvais nom »


Se faire un « mauvais nom » peut se faire lentement (sur plusieurs années), ou rapidement (en quelques mois).

Étant donné que la majorité de nos transactions financières s’inscrivent dans notre dossier de crédit, la réputation de mauvais payeur survient lorsque :

  • on fait des chèques sans fonds;
  • on a des retards de paiement de factures courantes;
  • on ne rembourse pas correctement des dettes;
  • on a un retard ou un défaut de paiement de prêt.

Tous ces comportements entraînent une mauvaise cote et nuisent non seulement au portefeuille (frais de toutes sortes qui s’accumulent et intérêts qui continuent à gruger une grande part des revenus) mais aussi à toute demande de financement.



« Refaire son nom »


Une situation budgétaire difficile peut être améliorée. On peut renverser la vapeur et « refaire son nom ». Le secret réside dans un budget réaliste et un plan de remboursement optimisé. Les associations de consommateurs sont là pour aider les gens à faire leur budget et à planifier le remboursement des dettes.

Refaire son « nom » passe inévitablement par :

  • payer tout et à temps;
  • rembourser les dettes comme prévu;
  • avoir de l’épargne.

Certaines personnes, malgré un excellent budget et des choix faits en fonction de remettre les comptes à jour et de rembourser les dettes, n’ont pas l’argent nécessaire pour faire les paiements exigés. Elles sont insolvables. Il existe des solutions légales de dernier recours, la proposition de consommateur et la faillite, qui peuvent alors être, selon le cas, une solution au surendettement.

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